afoc
afoc
info-retraites-85
info-retraites-85
NEWS
5 octobre 2026L’AFOC (Association Force Ouvrière Consommateurs) au service des consommateurs et des locataires. Parce que défendre ses droits ne doit jamais être un parcours du combattant, l’AFOC accompagne au quotidien les consommateurs et les locataires dans leurs démarches et leurs litiges. Indépendante et solidaire, l’AFOC agit autour de cinq missions essentielles : Informer sur les droits des consommateurs et des locataires Conseiller face aux difficultés rencontrées Représenter les usagers auprès des instances compétentes Défendre les intérêts de chacun lorsque les droits sont menacés Former les militants et les adhérents afin de renforcer l’accès aux droits pour tous L’AFOC, c’est aussi un réseau d’équipes locales de proximité présentes sur le territoire, capables d’apporter une aide concrète et personnalisée (Où nous trouver ? | AFOC) Pour soutenir cette action, une équipe de juristes spécialisés met son expertise au service des associations départementales et des adhérents. Avec l’AFOC, Force Ouvrière agit pour que chaque consommateur et chaque locataire puisse faire respecter ses droits et ne reste jamais seul face aux difficultés. Du 15 novembre au 15 décembre 2026, les locataires des logements sociaux voteront pour les représentants au conseil d’administration ou de surveillance de leur bailleur. Vous êtes concerné, n’hésitez plus, votez AFOC ! […]
18 septembre 2026Depuis de nombreuses années, l’État délaisse la fonction publique, mais aussi nombre de ses entreprises publiques.` Ce mouvement se traduit par un appauvrissement rampant du service public qui s’exprime de plusieurs manières, manque de moyens matériels, suppressions d’emplois, pression sur les salaires. A force d’évaluer le service public sous le seul angle du coût, les politiques menées ont oublié son utilité comme on a pu l’observer cet été. Et pourtant, les agents publics, qu’ils soient au statut ou contractuels, font vivre et fonctionner les services publics, dans des conditions dégradées. La première préoccupation de nos collègues, c’est la rémunération. Depuis des années, quel que soit le statut, le gel du point d’indice et la stagnation des NAO sont la règle. Nos entreprises paient mal, ne sont pas attractives, n’arrivent plus à embaucher, sont en sous-effectif, alimentant ainsi une spirale de déclin. Réagissons, faisons-nous entendre le 29 septembre 2026 pour le dégel et l’augmentation du point d’indice, pour l’augmentation générale des salaires, pour la défense du service public. Télécharger l’affiche […]
26 juillet 2026La Fédération FO Com apporte tout son soutien aux personnels de La Poste, d’Orange et des entreprises de la Branche Télécom de la région Nouvelle Aquitaine  mais aussi de la région PACA touchés par les incendies d’une ampleur inégalée. Toutes les forces militantes FO Com  sont engagées auprès de tous leurs collègues  pour assurer soutien et solidarité. Nous sommes également aux côtés des sapeurs-pompiers dont nous saluons l’engagement et dont l’implication force le respect. Tous ensemble, soyons plus que jamais collectifs et solidaires. […]
9 juillet 2026FO Com apporte tout son soutien au Comité Stratégique de Filière (CSF) « Infrastructures numériques » et au contrat signé aujourd’hui, qui aborde des enjeux majeurs tels que l’intelligence artificielle, la 6G, la cybersécurité, etc. Cette commission fonctionne très bien et son organisation est millimétrée. L’expression de chacun est forte, tout comme l’écoute et la qualité des échanges. Le CSF accompagne une transformation numérique de grande ampleur. Mais dans cette dynamique se pose, dès 2026, un problème majeur : SFR. FO Com n’a pas perdu l’habitude de rappeler que le projet de rapprochement concernant SFR en France n’est accompagné qu’à moitié. Frédéric JUSKO, responsable FO Com de la branche Télécoms et signataire du contrat du CSF, a interpellé les deux ministres, Anne LE HÉNANFF (Intelligence artificielle et Numérique) et Sébastien MARTIN (Industrie), afin de leur demander l’appui du Gouvernement pour accompagner les salariés oubliés ainsi que les sociétés et filiales laissées de côté. Au-delà des négociations d’entreprise, qui relèvent de la sphère privée, il y a aussi l’image que donnera la France dans ce bouleversement qui ferait passer le marché de quatre à trois opérateurs nationaux. SFR demeure le deuxième opérateur français. Son importance est considérable et l’entreprise est bénéficiaire. C’est une entreprise qui fonctionne. La manière dont cette opération sera conduite sera observée par l’ensemble des pays européens, dont beaucoup envisagent eux aussi des transformations similaires. L’enjeu dépasse désormais les seuls intérêts des entreprises. Il concerne également la politique sociale française et la souveraineté de notre infrastructure numérique. Les ministres, que seul FO Com a, à ce jour, pu rencontrer en entretien direct, sont désormais informés. Le projet porté par le consortium Orange-Bouygues-Iliad n’est qu’à moitié abouti. Près de 50 % des effectifs des sociétés du groupe Altice n’ont aujourd’hui aucune visibilité sur leur avenir. Cette situation ne peut plus durer. SFR, avec les organisations syndicales présentes dans l’entreprise, n’a pas encore finalisé ce travail. Le consortium non plus. FO Com poursuivra donc son action dans le cadre des négociations de la Convention collective nationale des télécommunications et interpellera également la fédération HumApp Télécoms sur ce sujet. Quid des sociétés ?
 Quid des salariés oubliés ? FO Com appelle l’ensemble des acteurs à se mettre autour de la table. Des solutions existent et des pistes peuvent être explorées. Avec FO Com, aucun sujet n’est tabou. […]
7 juillet 2026La santé mentale est aujourd’hui devenue un véritable enjeu de santé au travail. Charge mentale, transformations permanentes, perte de repères, tensions relationnelles ou encore surcharge d’activité peuvent fragiliser durablement les salariés. En France, plusieurs études récentes estiment qu’environ un salarié sur cinq se trouve en situation de détresse psychologique. Les conséquences sont bien connues : fatigue chronique, épuisement professionnel, absentéisme, isolement ou difficultés à maintenir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Face à cette réalité, l’accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de La Poste, négocié et signé par FO Com, renforce les dispositifs de prévention et d’accompagnement autour de la santé mentale au travail. Parmi les mesures mises en avant figure le développement du rôle des psychologues du travail. Leurs missions consistent à accompagner les collectifs et les agents confrontés à des difficultés professionnelles, à prévenir les risques psychosociaux et à contribuer à l’amélioration des conditions de travail. Ils interviennent également auprès des managers et des équipes afin d’aider à mieux identifier les situations de fragilité ou de souffrance. FO Com se réjouit du déploiement par La Poste d’un « Portail Psy », accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Ce dispositif permet aux postières et postiers d’échanger de manière confidentielle avec un psychologue par téléphone, par chat ou par visioconférence. Des fiches pratiques et des conseils y sont aussi proposés autour du stress, des émotions, de l’épuisement professionnel ou des difficultés personnelles et professionnelles. En complément, une ligne d’écoute psychologique reste accessible 24h/24 et 7j/7 au 0 800 400 750 (Appel gratuit et confidentiel). Ce numéro permet d’obtenir rapidement une écoute, un soutien psychologique et, si nécessaire, une orientation vers un accompagnement adapté. L’accord QVCT rappelle également l’importance de la prévention collective : espaces de discussion sur le travail, amélioration du dialogue dans les équipes, reconnaissance du travail réalisé et vigilance face aux situations d’isolement ou d’hyperconnexion. Pour FO Com, la santé mentale ne doit plus être un sujet tabou. Prendre soin de soi, demander de l’aide ou échanger sur ses difficultés professionnelles est aujourd’hui essentiel pour préserver durablement sa santé et la qualité du collectif de travail. Pour notre organisation syndicale, La Poste doit aller encore plus loin dans sa démarche, sur le nombre de psychologues à recruter et sur le fait d’intégrer systématiquement le sujet des risques psychosociaux dans les études d’impacts de chaque projet. […]
7 juillet 2026Le groupe Orange ne fait pas exception à la règle en termes d’identification des Risques Psychosociaux. Rappelons que le DUERP (Document Unique) sert à identifier les risques, et le PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques et d’Amélioration des Conditions de Travail) est un document visant à identifier, prévenir, réduire les risques professionnels tout en améliorant les conditions de travail au sein d’une entreprise. Ces documents étant présentés aux élus des CSE et des CSSCT. La rédaction de ces documents effectuée par le service de Prévention émet des préconisations et des plans d’actions soumis à la direction d’une entreprise, qui décidera de ce qu’elle accepte de valider. Mais de quoi parle-t-on exactement ? D’une manière générale, certains risques sont en effet liés à l’activité d’une entreprise tels que le risque nucléaire, risque bactériologique, risque industriel, transport de matières dangereuses… d’autres risques sont par contre présents dans toutes les entreprises car ils sont parties prenantes de la vie d’une entreprise et de ses salariés tels que les risques routiers, contraintes posturales et biomécaniques, déplacement à pied, organisation des secours… En effet, ces risques sont alors impossibles à exclure, toute entreprise y étant confrontée. Cependant chez Orange, comme dans de très nombreuses entreprises en France, nous constatons l’identification de certains risques tels que les risques psychosociaux déclinés en plusieurs items, comme l’insécurité socio-économique, l’exigence au travail, les rapports sociaux, les facteurs d’ambiance et d’environnement, les exigences émotionnelles… Il n’apparaît pas nécessaire d’analyser les causes de ces risques, ni les raisons de leur accroissement d’une année sur l’autre, celui-ci s’inscrivant directement dans la stratégie de l’entreprise. En effet, l’objectif de la gouvernance d’Orange étant de diviser les effectifs par 2 d’ici 2030, les salariés subissent des transformations incessantes, des déménagements, une surcharge de travail… sans pour autant avoir le temps de s’adapter. Cela engendre un sentiment d’insécurité et de lassitude, accompagné de craintes tant vis-à-vis de l’avenir que de la ligne managériale, ainsi qu’une démotivation, une perte de repères et une difficulté à se projeter à court terme… Toute communication de l’entreprise étant dépourvue de sens. Alors OUI, les RPS sont bien présents ! Le fait que ces mêmes risques soient décrits dans ces documents permet malheureusement à l’entreprise de se donner bonne conscience sur le maintien du dialogue social tout comme la prise en compte de la dimension humaine. Les femmes et les hommes d’Orange étant « soi-disant » la préoccupation première de la gouvernance. Cependant, si la stratégie d’Orange était réellement en faveur de la QVCT, ces risques existeraient-ils ? La réponse est NON ! Pourquoi ne pas traiter le problème à la source ? Et faire en sorte qu’ils n’existent plus ? FO Com rappelle à l’entreprise qu’il s’agit d’un simple lien de cause à effet et demande que la pression exercée sur ce qui constitue la force du Groupe Orange — ses femmes et ses hommes — cesse. FO Com appelle à rétablir une qualité de vie au travail, qui relève de l’obligation de l’employeur. […]
DOSSIERS
9 juillet 2026Des réponses claires, des votes sans ambiguïté, une organisation solide Le congrès de la Confédération Force Ouvrière s’est tenu à Dijon du 20 au 24 avril dernier. Cette instance, la plus importante de notre organisation, a réuni près de 4 000 congressistes. À l’issue des interventions des 243 délégués sur le rapport d’activité, le Secrétaire Général, Frédéric Souillot, a apporté des réponses claires et sans ambiguïté. Pain, paix, liberté ! Le Secrétaire Général a notamment rappelé que Force Ouvrière, attachée depuis sa création à la paix dans le monde, est opposée à la guerre, à toutes les guerres dont les conséquences sont toujours dramatiques pour les peuples : « Internationalistes nous sommes, internationalistes nous resterons » a martelé Frédéric Souillot rappelant que « l’unité des travailleurs fera la paix dans le monde » et que la devise de FO « Pain, Paix, Liberté » est plus que jamais d’actualité. Indépendants nous sommes, indépendants nous resterons ! Alors que la charte d’Amiens, texte fondateur du syndicalisme indépendant, a 120 ans cette année, Frédéric Souillot a insisté sur notre attachement indéfectible à cette charte. Il a rappelé que FO est libre et indépendante vis-à-vis du patronat, des gouvernements, des partis politiques et des religions. Antifascistes nous sommes, antifascistes nous resterons ! Pour le Secrétaire Général, il est temps de siffler la fin de la récréation au sujet d’une soi-disant connivence avec les partis politiques fondés sur le rejet de l’autre et aux idées contraires aux valeurs républicaines. Frédéric Souillot a réaffirmé que nous étions antifascistes, attachés à la démocratie et à la République une et indivisible martelant « nous sommes tous ici anti-racistes, anti-xénophobes, contre l’antisémitisme, anti-islamophobes et contre toute idéologie de rejet de l’autre ». Il a clôturé le sujet en citant Jean Jaurès « il n’y a qu’une seule race, l’humanité ». Dialogue social et négociation collective : être présents ! Frédéric Souillot a rappelé qu’il fallait redonner la place qui est la sienne à la négociation collective. « La politique de la chaise vide ne fait pas partie des pratiques de FO. Notre présence nous permet de porter nos revendications mais aussi la contradiction. » Réforme des retraites : abrogation ! Quant au sujet de la retraite, le message est, là aussi, on ne peut plus clair : FO poursuit son combat pour l’abrogation de la réforme en cours avec comme revendication le maintien de la retraite par répartition et le refus de la retraite par point. FO, le syndicat de la fiche de paye ! Le Secrétaire Général a insisté sur le fait qu’il est urgent de réexpliquer aux travailleurs le salaire différé et la protection sociale collective. « Le gouvernement veut privatiser la protection sociale collective, nous devons reprendre la gouvernance de la retraite par répartition. » a-t-il confirmé. Quant aux primes dont celle du partage de la valeur, l’intéressement etc., pour FO, ils ne doivent pas se substituer aux salaires. Grève générale Si le temps de la grève générale est venu pour stopper la casse des acquis sociaux, sauver les services publics et pour l’augmentation des salaires, il faut que les travailleurs s’organisent en assemblées générales pour en prendre la décision. « La grève ne se décide pas elle se construit » a rappelé Frédéric Souillot en citant les articles 32 et 33 des statuts confédéraux. Force Ouvrière sur tous les fronts ! Après la fin de la limitation des trois mandats CSE qui fut une belle victoire FO, il nous faut continuer à revendiquer le rétablissement des CHSCT et porter de nouvelles revendications dans des secteurs comme par exemple l’intelligence artificielle. Enfin, le Secrétaire Général a appelé à faire du développement une priorité, notamment en ce qui concerne l’adhésion des jeunes. Après ces réponses qui, au regard de l’ovation qui a suivi, ont répondu à l’attente des congressistes, Frédéric Souillot, déterminé, a été brillamment réélu à l’issue du congrès (98,06 %). Patrick Privat a été reconduit trésorier confédéral, avec 99,03% des suffrages. Les rapports d’activité et de trésorerie des quatre années écoulées ont, quant à eux, été adoptés à une très large majorité : 89,14 % des suffrages exprimés pour le rapport d’activité, 96,45 % pour le rapport de trésorerie. Si ces résultats obligent le Secrétaire Général et son Bureau Confédéral, ils engagent également tous les militants à porter haut et fort les valeurs de Force Ouvrière pour défendre tous les travailleurs, pour plus de justice sociale ! Christine Besseyre Je vous apporte le salut fraternel des militants des syndicats de la Fédération FO Com. Comme la quasi-totalité de mes camarades FO Com porteurs de mandats, je voterai pour les rapports d’activité et de trésorerie. Permettez-moi, tout d’abord, de relever un paradoxe : alors qu’aujourd’hui, en France, 73 % des jeunes sont satisfaits du dialogue social dans leur entreprise, ils ne sont que 2,7 % à être syndiqués. Évidemment, la précarité de l’emploi, la crainte d’une incidence négative sur le déroulement de carrière expliquent, pour partie, ce constat. Mais, au-delà, ce qui doit nous interroger, c’est une méconnaissance croissante du rôle des organisations professionnelles. Pour la plupart des salariés, le syndicat est uniquement associé aux instances représentatives du personnel. Il est, avant tout, pour ne pas dire exclusivement, un élément du dialogue social et ses militants n’ont d’autre légitimité que celle accordée par l’élection. Pour beaucoup, la notion d’institution syndicale s’est substituée à celle de combat syndical. Nous aurions tort de sous-estimer ce phénomène. Beaucoup de nos adhérents, de nos militants, se sont laissés prendre à ce piège. Plutôt que d’évoquer, en priorité, luttes et revendications, on parle plus souvent de mandats et de moyens y afférents, comme si la défense des droits ne relevait plus que des seuls CSE. On assiste à une « professionnalisation » des représentants syndicaux qui, s’ils peuvent devenir d’excellents techniciens ou experts, en oublient parfois de rencontrer les salariés, de relever quels sont les véritables problèmes de terrain. Cette spirale néfaste pourrait, à terme, entraîner la dissolution du syndicat dans les IRP. De plus, donner aux non syndiqués mandatés les mêmes prérogatives, notamment en matière de négociation, nous discrédite. Les patrons, rien d’étonnant d’ailleurs, s’engouffrent dans la brèche en devenant grands organisateurs de réunions à rallonge, aux ordres du jour interminables et dont beaucoup de sujets ne verront pas l’ombre d’une négociation. Le but est, bien sûr, d’entraver l’action syndicale qui, elle, exige une présence au plus près des salariés, c’est-à-dire une pratique antinomique de celle générée par le CSE. C’est d’autant plus grave que l’époque nous oblige à élaborer, à construire de nouvelles revendications et de nouveaux droits pour les travailleurs, salariés et fonctionnaires, cadres et non-cadres, retraités. Face à la précarité de l’emploi, à la dégradation des conditions de travail, à la généralisation de la sous-traitance et aux nombreuses attaques – statut dans la fonction publique, protection sociale par exemple – il nous faut une organisation syndicale forte, visible et lisible. Dans le même temps, nos revendications et lignes politiques doivent intégrer l’évolution permanente du monde et, plus particulièrement, du monde du travail. Alors que la notion de collectif est en pleine mutation, les nouveaux canaux de communication, les aspirations et les modes de vie des jeunes, l’augmentation du nombre de cadres doivent alimenter notre réflexion pour un développement efficace et pérenne, adapté à notre temps. Ce développement n’est pas une option, il ne l’a jamais été ! Les attaques contre les travailleurs, leurs droits, leurs légitimes aspirations n’ont jamais cessé. Nous devons, c’est une nécessité capitale, nous émanciper des « carcans institutionnels » si nous ne voulons pas laisser se diluer, voire disparaître le syndicalisme offensif et revendicatif, le nôtre, basé sur la défense des travailleurs, de tous les travailleurs, pour laisser la place à un dialogue social policé et sanctuarisé dans de stériles CSE. Dans ce cadre, le renforcement de notre proximité, une animation exigeante de nos instances syndicales, la volonté de faire partager nos valeurs, une organisation interne adaptée, la formation de tous les militants, l’éducation ouvrière sont à même de renforcer notre représentativité. Notre visibilité doit être totale. Alors que 53 % des cadres, dont l’adhésion à Force Ouvrière est déterminante pour notre avenir, attendent que FO soit plus constructive et davantage une force de propositions, soyons partout, tout le temps, pour porter nos revendications et défendre notre conception du syndicalisme. FO Com salue le travail du CFMS, de FO-Cadres et se félicite de la réactivation de FO Jeunes. Si notre capacité de résistance passe par le développement, si notre volonté est d’agir et non de subir, cela ne pourra se faire que collectivement et dans la fraternité. FO Com s’y inscrit pleinement. À bas le « tout-à-l’ego », vive le collectif ! Grzegorz Karwin Je vous apporte le salut fraternel de tous les postiers et plus particulièrement de ceux de l’Occitanie. Je vis dans un des départements le moins peuplé de France, la Lozère. L’hyper ruralité nous la vivons au quotidien, tout comme sa désertification des les services publics. Il ne s’agit pas seulement de désertifications de la ruralité par l’État mais de l’exode de la population rurale. Nous devons faire face à cette politique qui consiste à déposséder un bassin de vie pour en favoriser un autre. Il est de notre devoir de protéger la ruralité, de préserver ces lieux d’une mort assurée. La disparition du Service public va de pair avec la suppression des emplois et la mobilité forcée, entraînant la désertification du milieu rural par ses habitants, chassés de leurs villages, de leurs secteurs de vie, puis de leur département qui n’offre pas l’attractivité d’emplois des métropoles. Qu’en est-il aujourd’hui de La Poste, d’un mammouth au bord du précipice. La Poste c’est la perpétuelle transformation où les enjeux économiques priment sur les conditions de travail, la reconnaissance et la rémunération. Les dernières NAO sont un exemple du manque de gratitude et du non-respect des postiers. Médiocrité du salaire, absence du treizième mois pour un travail six jours sur sept, indépendamment des aléas météorologiques. J’ai abordé le sujet de la rémunération avec Philippe Wahl, précédent président du Groupe La Poste. Il m’a répondu sans attendre : « Qu’il n’est pas question d’augmenter le salaire d’un postier car l’actuelle rémunération est au-dessus du seuil des grilles nationales…». Le manque de reconnaissance et l’insuffisance des rémunérations touchent tous les secteurs d’activités. Boucler ses fins de mois devient une préoccupation quotidienne des salariés. J’ai lu un jour un post du camarade Eric Keller : « Je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas trouvé de solution ». Je salue autant la phrase que l’engagement. Cependant, dans ce cas-là nous devons agir collectivement et nous sommes ici, entre autres, pour prendre des bonnes décisions et répondre aux attentes des salariés. Volontairement, je n’évoque pas divers conflits géopolitiques qui se reflètent dans ma réflexion où une fois de plus les salariés paient une lourde contribution, surtout en milieu rural en absence de transports en commun. Ma culture syndicale ne commence pas en France. Le syndicat qui m’a montré la voie dans la lutte pour les droits des salariés, le combat pour les acquis collectifs c’était le syndicat libre, unique et indépendant, Solidarnosc, son leader charismatique Lech Walesa et le prix Nobel de la paix. Voilà le point commun que j’ai vu dans le syndicat FO. Je me permets de prendre la parole au nom des travailleurs dont la France est un pays d’accueil. Nous sommes reconnaissants de pouvoir exercer hors de notre patrie et fiers de notre intégration. J’ai constaté cependant de nombreux écarts et inégalités dans le traitement de cette population. Le plus grand fléau reste le manque de considération, de possibilités d’évolution professionnelle, d’égalité des chances, de discrimination et cela dans tous les corps de métiers, des ouvriers agricoles aux médecins. Un immigré se doit de faire toujours plus pour arriver au même niveau de reconnaissance. Je l’ai compris très rapidement en traversant le mur de Berlin, comme le fait que les inégalités ne se limitent pas aux frontières et que les problèmes des salariés sont universels. On peut vivre sans la gloire, qui ne prouve rien, être inconnu dans l’histoire et s’en trouver bien… mais il n’est pas question pour nous les syndicalistes de laisser les salariés en détresse, en manque de reconnaissance car nous ne défendons pas seulement leurs conditions de travail mais leur dignité et cela n’a pas de prix. Christine Simon Mes chers camarades, je vous apporte le salut fraternel des militants FO Com du Groupe La Poste. La Poste aujourd’hui, c’est plus de 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 44 % à l’international. L’activité phare qui était le courrier ne représente plus que 15 % et c’est la banque assurance qui est devenue la locomotive du Groupe. En 10 ans, les effectifs ont fondu. De 224 000 postiers maison mère environ en 2015, nous sommes passés aux alentours de 165 000 en 2025 dont 34 000 fonctionnaires. Soit une baisse d’environ 25 % des effectifs en 10 ans. Les effectifs des filiales, quant à eux, sont en augmentation de par la transformation de La Poste. Les postiers font aujourd’hui de plus en plus les frais d’une politique sociale fondée sur des plans d’économies drastiques d’où la dégradation importante de leurs conditions de travail et une austérité salariale sans précédent. Il est vrai que La Poste doit relever de nombreux défis : la chute des volumes du courrier qui s’accélère d’année en année, l’activité colis, dans un environnement ultra-concurrentiel qui peine à compenser ces pertes ou encore les nouveaux services, sensés remplacer les activités historiques qui n’ont pas produit les effets escomptés. Face à cela, l’État refuse de compenser à l’euro près le coût des missions de service public ce qui revient à laisser, chaque année, un milliard d’euros à la charge de l’entreprise. Malgré moultes rencontres et audiences auprès des politiques, FO Com n’a jamais été entendue alors que c’est pourtant là que réside la solution. On ne peut pas demander à une Société Anonyme d’assurer des missions qui, par essence même, ne sont pas rentables. Si le service public n’est pas un coût, il a un prix. De rapports en préconisations, de constats en discussions, le sujet piétine. L’augmentation des tarifs postaux a ses limites, la coopération avec France Services arrive bien trop tard. Une chose est sûre, l’État ne mettra pas la main au porte-monnaie sacrifiant ainsi un service public essentiel aux citoyens. Est-il prêt à aider La Poste à investir ? Rien n’est moins sûr. Or s’adapter c’est innover, inventer, investir… Aujourd’hui La Poste, acculée à faire des économies, est seule pour trouver des solutions pour assurer son avenir. Et en attendant ce sont bien les postiers qui subissent, et des impacts importants se constatent sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail. Pour le gouvernement, les réformes doivent remplacer la compensation… Soit, mais quelle réforme ? Quelle place veut-on donner au service public postal ? En attendant, nous, syndicalistes, nous résistons ! Forte de nos résultats électoraux de 2024, plus de 3 points de progression, FO Com a su prendre sa place dans la nouvelle organisation sociale. Comme tout dialogue social basé sur les CSE, il est souvent difficile d’imposer la négociation et de garder l’action syndicale au cœur de notre activité. Cependant, malgré une mise en place lourde et complexe avec 32 CSE, une appréhension des nouveaux mandats, un nouveau maillage territorial et des moyens syndicaux divisés par cinq, les camarades s’organisent pour poursuivre l’essence même de notre syndicat. Je tiens d’ailleurs devant ce congrès à remercier tous les camarades FO Com Poste pour leur investissement. Avec notre nouvelle organisation, nous sommes prêts à continuer un syndicalisme offensif, réformiste et en capacité de bâtir des revendications en adéquation avec les attentes des travailleurs dans des domaines tels que l’IA, la transition écologique et les nouveaux modes de travail. Nous devons être le syndicat de tous : cadres, non-cadres, salariés, fonctionnaires, jeunes comme séniors, et faire de notre proximité notre force. Nous devons avoir une ligne claire, lisible, visible, libre et indépendante. Frédéric Souillot […]
16 décembre 20252025 a été une année où le monde du travail et la société ont été secoués par des transformations, des réformes et des mobilisations inédites. Entre décisions politiques, mutations dans les entreprises et luttes collectives, chaque événement a mis en lumière les enjeux sociaux, économiques et humains qui façonnent notre quotidien. Cette rétrospective revient sur les moments forts de l’année : des négociations et accords historiques aux mobilisations syndicales, en passant par la défense des droits des salariés et des retraités. Elle raconte une année intense, où vigilance, engagement et solidarité ont été plus que jamais nécessaires pour préserver les droits acquis et construire un avenir plus juste. Au fil de ces pages, c’est un panorama vivant de 2025 qui se dessine, celui d’une année marquée par les combats, les réussites et les défis, mais aussi par la détermination de celles et ceux qui, au quotidien, se battent pour que la justice sociale et la solidarité restent au cœur de notre société. Hiver Printemps Été Automne Hiver 2025 2025 : une année marquée par notre combat contre l’austérité ! Cette année compte déjà trois nominations de Premier ministre, et pourtant les politiques budgétaires gouvernementales se suivent et se ressemblent. Il en est ainsi de l’entêtement à poursuivre l’imposition de restrictions budgétaires pour les plus nombreux, tout en sauvegardant le portefeuille et le patrimoine des plus riches. La France ne s’est pourtant pas globalement appauvrie ! La croissance économique n’a pas fait défaut. Alors que sont devenus les fruits de cette croissance si faibles soient-ils ? La réponse se trouve dans les écarts de rémunération entre classes sociales, écarts qui se sont creusés au détriment des plus modestes. L’appauvrissement touche tous les actifs tels que les employés du public comme du privé, non cadres, cadres, cadres supérieurs, les ouvriers, les travailleurs indépendants, les petits patrons, mais aussi les retraités, les chômeurs, les familles isolées… Cette évolution pose moins la question de la croissance que celle de sa répartition. En cette année 2025, Force Ouvrière n’a de cesse de ferrailler contre ce déluge d’austérité qui continue de menacer les travailleurs, les assurés sociaux et les services publics. Les propositions de lois de finances et de lois de financement de la Sécurité sociale ont un goût de déjà-vu. Il en est ainsi du gel des prestations sociales, des pensions, du barème de l’impôt sur le revenu ou encore du point d’indice dans la fonction publique. Force Ouvrière refuse et combat les dispositions abaissant les droits en matière de santé, les projets fiscaux impactant les retraités ou encore les suppressions d’emplois projetées dans le public. Dans le même temps quels sorts réservent les projets gouvernementaux aux grandes entreprises et aux ménages aux très hauts revenus ? Quelques efforts bien inférieurs à leurs possibilités de contribution et bien loin proportionnellement à ceux qu’on exige des plus modestes. Mise en place du CSE À LA POSTE La mise en place des CSE a bouleversé le paysage syndical. Ça, ce n’est pas un mystère ! Au vu des moyens alloués, divisés par cinq, faut-il le rappeler ? Au vu également du nouveau schéma du dialogue social, respecté aléatoirement sur le territoire, au vu, enfin, de cet « animal nouveau » qu’est l’instance en elle-même, composée d’élus de tous horizons et tous niveaux face à une Direction tout aussi néophyte… 32 nuances de CSE à travers la France. Chacun représentant à la fois un périmètre et un métier, chacun obéissant à une répartition syndicale particulière, chacun aurait des choses à raconter à l’aube de ce premier anniversaire. Alors qu’il était prévu une instance par mois, certains CSE ont explosé le compteur pour atteindre parfois 60 réunions ! D’autres, au vu d’un dialogue social étroit, restent arc-boutés sur des postures d’opposition. D’autres, enfin, fonctionnent, cahin-caha, avec leur lot de difficultés comme la gestion des Activités Sociales et Culturelles, comme l’élaboration d’un ordre du jour parfois démentiel, comme la sensibilité des sujets traités, notamment en termes d’inaptitudes. Bref, est-ce que les élus et La Poste étaient vraiment préparés à cela ? Mais on avance… Des choses concrètes ont cependant été mises en place : les commissions CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail), emploi, environnement, économique et la commission unique (pour les départements d’outre-mer) fonctionnent en s’attachant à apporter des améliorations, notamment en termes de conditions de travail et d’emploi. Concernant les ASC (Activités Sociales et Culturelles), des conventions entre les CSE d’Établissement et le CSE Central, ont été signées, conduisant, de fait, les premiers à déléguer la gestion de la plupart des ASC au second (parentalité, vacances, restauration, aides pécuniaires,etc.) et conservant, à sa main, la billetterie locale par exemple. Tout cela, bien sûr, dans l’intérêt des postières et des postiers. Le CSE Central, quant à lui, hormis ses prérogatives en termes d’ASC, exerce des attributions d’informations-consultations au sujet de la marche générale de l’entreprise (orientations stratégiques, situation économique, politique sociale,etc.). Il est habilité à recourir à un expert dans certains domaines et réunit ses commissions, toujours dans l’intérêt des postières et des postiers. 1 an déjà, 1 an seulement ! Les élus et mandatés FO Com n’ont pas chômé pendant ce temps pour essuyer les plâtres. Ces femmes et ces hommes sont les garants d’une proximité que nous avons voulue prégnante dans chaque territoire. Les interactions entre eux et les connexions avec la Fédération se sont mises en place rapidement via les outils numériques au travers également de réunions organisées quotidiennement ; grâce aux nombreux déplacements des délégués syndicaux centraux mais aussi aux formations prodiguées aux représentants de proximité. Bref, FO Com est en ordre de bataille depuis le lendemain de l’élection de 2024 et continuera à avancer, construire, proposer et réussir face à cette transformation majeure que La Poste est en train de vivre. Les «papys boomers» au banc des accusés ! Cela fait quelques années, et ça s’est amplifié depuis 2024, que les « papys boomers » sont devenus la cible privilégiée de nos gouvernants et autres influenceurs médiatiques ou économiques, tous adeptes du modèle libéral de l’économie de marché. Dans une période de crise où la dette publique bat des records, depuis l’arrivée du président Macron en 2017 (+ de 1 300 Mds €), les retraités sont devenus les boucs émissaires ! Un jour, c’est leur niveau de vie qu’ils décrient. Un autre jour, c’est le niveau injustifié de leur pension et leurs avantages fiscaux qui coûteraient cher aux pays. Accusés de percevoir plus qu’ils n’ont contribué, le gouvernement entend s’attaquer à la revalorisation des pensions : entre report, désindexation ou gel ! Fin 2024 et au début de 2025, dans le cadre des mesures d’austérité décidées pour réduire la dette (40 Mds d’économies), l’idée de désindexer les pensions ou d’imposer une année blanche a constitué une piste d’économie (entre 3 et 6 Mds € selon les prévisions). Dans l’immédiat, le gouvernement Barnier a décidé de reporter de 6 mois la date de revalorisation des pensions du 1er janvier au 1er juillet (gains estimés autour de 2 Mds €) ! La mobilisation syndicale et la censure mettront un terme pour 2025 à toute remise en cause du droit à revalorisation. Cependant, la volonté de rogner ce droit, inscrit dans le code de la sécurité sociale, demeure intacte ! Au nom de la soi-disante solidarité intergénérationnelle (en mode inversé), qu’ils détruisent chaque jour, ces derniers entendent accentuer une instrumentation des retraités visant à faire admettre que ces derniers sont les seuls responsables de la dérive budgétaire, du déficit, et qu’ils doivent payer. Parlons-en de ces retraités, de leur niveau de vie ! La dernière étude de l’Insee (2021) révèle que : « Le niveau de vie individuel moyen des personnes qui composent le ménage est, pour les retraités, de 2 188 € mensuels contre 2 218 € pour l’ensemble de la population et 2 428 € pour les actifs. ». Quant à leurs retraites « pléthoriques » : Depuis l’arrivée, en 2017, du président Macron, les retraités ont perdu l’équivalent de 2,5 à 3 mois de pension du fait de la non-indexation des retraites sur l’inflation et de l’augmentation de la CSG. Parmi les 17 000 000 de retraités : 18 % sont au RSA, 36 % perçoivent une retraite brute inférieure à 1 100 €, 55 % disposent d’une pension brute inférieure à 2 100 €, 68 % touchent une retraite brute inférieure à 2 400 €. Nous sommes bien loin de la surabondance évoquée dont profiteraient les retraités ! Accusés de profiter d’une « niche fiscale » injustifiée ! Au cours du second trimestre 2025, le gouvernement Bayrou et le patronat a assèné leur idéologie, visant à convaincre l’opinion publique que les responsables de la dette sont ces « nantis » de retraités. Pour sauver leur politique économique, il faut remettre en cause leurs droits (et au-delà le système de retraites par répartition). Le gel des pensions pour 2026 (année blanche) n’est pas leur seule obsession. Forts de leurs arguments spécieux, ils réclament aussi la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont profiteraient iniquement les retraités, la confondant sans vergogne avec la déduction fiscale de 10 % qui concerne les frais professionnels des actifs ! Contrairement aux affirmations de ces chantres d’une apologie mensongère, l’abattement fiscal de 10 % a été mis en place en 1978 et rétablissait une certaine équité car les retraités comme les actifs ne peuvent pas tricher sur leurs revenus, vu qu’ils sont déclarés par un tiers, contrairement aux adeptes de l’évasion ou de l’optimisation fiscale (autour de 80 Mds d’euros). GEPP 2025 : entre transformation forcée et injonction à la reconversion Orange est une entreprise en transformation constante, avec des changements qui s’enchaînent les uns après les autres… L’année 2025 a malgré tout son lot d’événements. Le 10 février 2025, a été signé à l’unanimité par les organisations syndicales représentatives l’accord portant sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels. Comme chacune des précédentes GEPP, plusieurs aspects y sont abordés, tels que le recrutement, la mobilité interne, la gestion des carrières, la formation et la gestion des compétences. Et grande surprise, un nouveau dispositif de Temps Partiel Seniors : Le développement des compétences La mobilité interne Enrichir son parcours au sein du groupe Enrichir son parcours en dehors du groupe La dernière partie de carrière Thèmes que les élus FO Com ont l’habitude d’aborder. Mais qu’en est-il vraiment ? Cette GEPP cache son lot de surprises. En effet, la réelle proposition de l’entreprise est soit de se former aux métiers émergents du groupe (cyber, data, IA, RSE…), et d’intégrer un processus de mobilité interne en quittant Orange SA pour occuper le même type de poste mais en filiale. Autre solution, plus radicale : trouver un poste dans une autre entreprise, ou bien entrer dans un programme de fin de carrière, vous permettant d’anticiper votre départ à la retraite. Ce qui revient à dire : soit vous acceptez une reconversion pour répondre aux besoins de l’entreprise, soit vous partez, et ce, de manière définitive. FO Com ne cesse d’interpeller la direction sur le climat délétère qui règne, tant sur la santé au travail, l’absence de reconnaissance, l’insécurité de la situation de travail, et les conflits de valeurs… en demandant que de réels plans d’action soient mis en place afin de réduire ces risques. La réponse de la direction : « Nous avons mis en place une GEPP permettant de répondre aux besoins de chacun. » Quand les métiers déclinent à Orange SA, mais progressent en filiales Comme évoqué dans l’article relatif à la GEPP, certains métiers ont été identifiés comme émergents afin de répondre aux besoins de l’entreprise ce qui de facto entraîne une décroissance. Ce facteur, annoncé dans la GEPP 2025 pose question. En effet, le fait d’identifier une liste conséquente de métiers en décroissance provoque une forte inquiétude chez les salariés, d’autant plus que ceux dits « en décroissance » chez Orange SA (maison mère), sont de manière surprenante en croissance au sein des filiales du groupe. Y a-t-il volonté implicite de pousser ses salariés hors de la maison mère ? Ce questionnement est renforcé par une communication autour de cette décroissance qui est restée relativement opaque. Comme dans beaucoup d’entreprises, la grande majorité des départs ne sont plus remplacés, et la charge de travail, elle, n’est pas revue à la baisse. Economie oblige ! De quoi alimenter une forte inquiétude chez certains salariés : Mon poste pourrait-il être supprimé dans la perspective de m’inciter à rejoindre une filiale ? Il a fallu du temps avant que le terme de « décroissance » soit enfin précisé. Non, les emplois en décroissance ne seront pas supprimés. Néanmoins, aucun départ ne sera remplacé. Ces mêmes métiers étant en croissance en filiale, chacun peut de ce fait demander à rentrer dans un processus de mobilité interne et/ou parcours professionnel pour intégrer une filiale qui recrute. FO Com demande pourquoi tenter de vider la maison mère de ses salariés ? FO Com demande de quelle manière va alors être absorbée la charge de travail qui est plus que conséquente sur beaucoup de métiers ? FO Com demande que le sens et la logique soient clairement explicités. […]
24 septembre 2025Faire entendre la voix des postiers et des télécommunicants Les élections au Conseil d’Administration d’Orange et de La Poste auront lieu en fin d’année, respectivement du 18 au 20 novembre et du 24 au 27 novembre prochain. La nécessité d’élire des administrateurs au CA n’est pas toujours évidente pour bon nombre de salariés et de fonctionnaires, le mandat n’étant pas un mandat de proximité. Aussi, il est bon de rappeler l’essentiel. Le CA définit la politique générale et les orientations de l’activité du Groupe. Les administrateurs FO Com font entendre et comprendre la réalité du terrain, permettant ainsi la prise en compte des intérêts des personnels dans les processus décisionnels stratégiques. Cette élection est d’autant plus importante que les décisions prises ont des conséquences directes sur la vie professionnelle quotidienne de chaque télécommunicant et de chaque postier. Bien évidemment, les élus FO Com s’appuient sur l’expertise et la technicité des militants de terrain et portent la voix de tous en toute indépendance. À l’heure où les Groupes définissent des stratégies complexes pour défendre leurs intérêts (le projet « REGAIN » pour Orange) ou doivent faire face à de colossaux défis à relever (le financement des missions de service public pour La Poste), FO Com a plus que jamais un rôle déterminant à jouer. Les analyses et revendications, mais aussi les votes des élus FO Com obligent, dans un contexte économico-politique compliqué, dirigeants et actionnaires à considérer les intérêts des personnels, à commencer par les questions de l’emploi et des rémunérations. À nous, adhérents et militants d’expliquer à nos collègues l’importance de cette échéance électorale pour les convaincre de se mobiliser en novembre et de voter et faire voter FO Com. Se faire entendre, c’est déjà se défendre. Nous voici repartis en campagne électorale ! GROUPE LA POSTE 245 000 AGENTS APPELÉS AUX URNES Une liste de 11 candidats est présentée par FO Com pour ces élections dont le scrutin, à un seul tour, est prévu entre le 24 et 27 novembre 2025. 11 candidats venant de tous horizons et représentant tous les métiers du Groupe, maison-mère et filiales. Lors de l’élection 2020, le taux de participation a atteint à peine 50.93 % (65.24% chez les cadres et 45.02 % chez les non-cadres). Pourtant, la présence de représentants du personnel au CA revêt une importance capitale. En effet, c’est lors de ces instances que sont traités les sujets qui engageront le Groupe dans ses orientations stratégiques pour les années à venir. Ces dernières auront un impact certain sur les personnels et ceux-ci doivent donc être représentés. Nos élus sauront apporter leur pierre à l’édifice et contribueront, par leurs interventions, leurs actions, à l’amélioration des conditions de travail, à la revalorisation significative des salaires, etc… L’ambition ne s’arrêtera pas au résultat de l’élection, mais devra se poursuivre durant toute la mandature. Pour FO Com, laisser les autres choisir à notre place, c’est prendre le risque de passer à côté de sujets pourtant capitaux pour l’avenir de tous. C’est encore plus vrai aujourd’hui, alors que le Groupe se cherche un nouveau PDG. Interview des 2 têtes de liste isabelle fleurence et walter stefanello Isabelle, peux-tu nous dresser un bilan de la mandature passée ? IF : Il y a quatre ans, en début de mandature, nous étions en pleine crise sanitaire et le Groupe a dû adapter sa stratégie. À cette époque, j’ai interpellé les autres membres du CA en notant que le plan stratégique proposé changerait fondamentalement le visage de La Poste et la manière de travailler des postiers. Je trouvais que son déploiement auprès du personnel manquait de visibilité et le contenu du pacte social apparaissait insuffisant pour susciter l’adhésion du personnel. Mon rôle s’est donc attaché, avec le soutien et l’expertise des camarades de la Fédération FO Com, à participer aux orientations stratégiques de l’entreprise tout en défendant les intérêts des personnels. Quel rôle allez-vous pouvoir tenir lors de la prochaine mandature au regard de la complexité de l’entreprise et du contexte économique ? WS : Entre 2021 et 2023, le Groupe a réalisé beaucoup d’investissements de croissance externe pour diversifier et ainsi faire face à l’attrition du courrier. GeoPost, opérateur mondial, représente aujourd’hui 40 % du chiffre d’affaires. Notre rôle est de défendre l’emploi des postiers historiques, mais aussi des salariés des filiales de La Poste, et leurs conditions de travail, quels que soient leur métier et leur statut. Nous devons considérer La Poste comme une « mosaïque », maison-mère et métiers historiques / filiales et innovations, tout en prenant en compte l’homogénéité des aspirations des postiers et des salariés : rémunération, conditions de travail, mutuelle… IF : Nous allons continuer à faire de la question du pouvoir d’achat la priorité. C’était déjà le cas lors de la mandature passée. Quand j’ai dénoncé l’échec des NAO aux conséquences parfois dramatiques pour certains postiers, j’ai permis une prise de conscience. Le combat continue. Pensez-vous avoir une réelle efficacité ? IF : Oui, car nous portons la voix des salariés du Groupe. Nos informations sont plus précieuses qu’il n’y paraît. Certaines décisions stratégiques sont prises en tenant compte de nos remarques. N’y a-t-il pas cependant contradiction entre syndicalistes et administrateurs ? WS : Non, bien au contraire. Toutes les revendications et actions FO, le travail de tous nos camarades, sont présentés et expliqués au plus haut de notre entreprise. Les actionnaires et les autres administrateurs sont souvent loin de la réalité et des postiers. C’est indispensable de rappeler la résilience et l’exemplarité du travail des personnels qui permettent, justement, des résultats financiers à la hauteur. IF : Et il faut souligner que nous gardons toute notre indépendance. Les stratégies présentées forgent nos revendications. Nos analyses, et nos contributions influencent les décisions. Quel vont être vos priorités en ce début de nouvelle mandature ? IF : La compensation des missions de service public, car les conséquences de l’absence de financement retombent directement sur chaque postier, mais aussi sur le Groupe. A ce jour, la sous-compensation s’élève à 1,3Md€, ce qui n’est pas viable sur le long terme pour La Poste. WS : Et les salaires bien sûr. C’est un vrai problème que cette disette salariale. C’est la priorité des priorités, c’est une question de justice sociale. ÉLECTIONS CA 2025 LA POSTE POURQUOI VOTER ? POUR QUI VOTER ? Sauvegarde des emplois, rémunérations, égalité homme-femme, conditions de travail, évolution professionnelle, social, service public, sont autant de sujets que nos administrateurs sauront porter au Conseil d’Administration, là où les orientations stratégiques, économiques et financières de l’entreprise se décident. Le CA ne doit pas être la chasse gardée des actionnaires. Les administrateurs FO Com seront les garde-fous de leurs choix. Ensemble, imposons notre vision d’une politique générale volontariste, ambitieuse et tournée vers la reconnaissance du travail des postiers et des salariés des filiales car chaque décision prise aura un impact sur leur quotidien mais aussi leur avenir. Au travers de cette instance, FO Com défend chaque agent du Groupe. ORANGE FO Com Présente et Mobilisée pour les Élections au Conseil d’Administration Orange Les élections au Conseil d’Administration d’Orange approchent. Un moment toujours stratégique dans la vie de l’entreprise. Ce scrutin permet aux salariés de désigner leurs représentants dans l’instance où se prennent les grandes décisions économiques, sociales et industrielles. Habituellement, FO Com y participe activement. Cette année, les règles du scrutin et les conditions imposées ne nous permettent malheureusement pas de présenter de liste sous notre bannière syndicale. Pour autant, nous avons fait le choix clair et assumé de rester présents dans cette bataille électorale. Parce que renoncer à défendre les intérêts des salariés n’est pas dans l’ADN de FO Com, nous avons choisi de soutenir une liste constituée de candidats parrainés par des électeurs et partageant pleinement nos valeurs et nos priorités syndicales. Cette liste bénéficie donc du soutien officiel de FO Com, et nous appelons toutes celles et ceux qui nous font confiance à lui accorder leur voix. Au-delà d’un simple soutien, cette démarche traduit notre volonté de continuer à peser sur les décisions de l’entreprise, même dans un contexte électoral contraint. Voter pour cette liste, c’est montrer que FO Com reste une force syndicale active, écoutée et respectée chez Orange. vos candidats une représentation fidèle des salariés d’orange FO Com vous présente les candidats qu’elle soutient officiellement dans le cadre des élections au Conseil d’Administration d’Orange. Cette liste parrainée et soutenue par FO Com se compose de : Ces collègues, engagés et représentatifs des réalités du terrain, auront pour mission de défendre vos intérêts au plus près des instances stratégiques de l’entreprise. Leurs engagements pour vous : des revendications concrètes et cohérentes : Préserver vos droits et vos statuts : non à la remise en cause des acquis sociaux, oui à des conditions de travail dignes. Soutenir l’emploi et réinternaliser les activités stratégiques : non à la sous-traitance massive, oui à des équipes internes stables compétentes. Investir dans l’avenir : l’argent d’Orange doit servir à innover, se moderniser et garantir sa souveraineté numérique, pas à gonfler les dividendes. Exiger une vraie politique environnementale : pour un Orange responsable, aligné avec l’ambition Net Zéro Carbone. Protéger l’entreprise des logiques court-termistes : non à une gouvernance dictée uniquement par la finance. Et pour vous, salariés, les priorités portées par ces candidats sont claires et concrètes. Ils s’engagent à défendre une meilleure reconnaissance des compétences, à travers des parcours professionnels valorisants et des politiques de rémunération plus justes. Ils plaident pour l’amélioration des conditions de travail et une véritable attractivité des métiers, afin de redonner du sens et de la stabilité dans un contexte parfois fragilisé. Conscients des évolutions en cours, ils souhaitent accompagner la transformation de l’entreprise sans casse sociale, en misant sur l’humain : recrutements, formation, reconversion, soutien aux équipes et à l’encadrement. Ils revendiquent aussi plus de transparence sur les décisions stratégiques : leurs objectifs, leurs conséquences, et leur impact réel sur les salariés. Enfin, ils affirment une volonté forte de défendre un modèle d’entreprise durable et responsable, à la hauteur des enjeux sociaux, environnementaux et humains de notre époque. C’est avec la force de vous représenter et le courage d’agir qu’ils porteront votre voix au sein du Conseil d’Administration. Les élections des représentants du personnel au Conseil d’Administration d’Orange SA se dérouleront exclusivement par voie électronique, selon un calendrier précis : Premier tour : du 18 au 20 novembre 2025 Second tour éventuel : du 26 au 28 novembre 2025 Les listes candidates seront affichées à partir du : 21 octobre 2025 (pour le premier tour) 24 novembre 2025 (pour un second tour éventuel) L’entreprise annoncera officiellement ces élections le 18 septembre 2025. Pour pouvoir voter, les personnels doivent : Être en activité, en congé, mis à disposition ou détachés. Avoir au moins 16 ans. Justifier d’une ancienneté minimale de 3 mois au sein de l’entreprise. FO Com : Toujours à vos côtés Cette campagne est pour FO Com bien plus qu’une simple élection. Elle marque notre détermination à ne jamais abandonner le terrain syndical, même lorsque le contexte est compliqué. Elle nous permettra aussi de prendre le pouls de notre électorat et de préparer sereinement les combats à venir. En votant pour cette liste parrainée et soutenue par FO Com, vous montrez que notre syndicat reste un acteur essentiel du dialogue social chez Orange. Dans les semaines à venir, vous enverrons tous les outils pour faire connaître nos candidats et mobiliser vos collègues : affiches, tracts, visuels de campagne… Nous comptons sur vous pour relayer et amplifier cette dynamique. Parce que FO Com ne lâche rien, faites entendre votre voix et participez activement à cette campagne électorale. Ensemble, restons unis et visibles ! […]
23 septembre 2025Selon le dernier rapport de l’INSEE paru en juillet 2025, près de 10 millions de Français vivaient (et vivent) sous le seuil de pauvreté en 2023, un chiffre jamais atteint depuis 1996. Les inégalités, elles, seraient en forte hausse. Quand pauvreté rime avec précarité, 650 000 pauvres de plus par rapport à 2022 ! En 2023, le taux de pauvreté atteint un niveau record s’établissant à 15,4 % (+ 1 % par rapport à 2022) de la population occupant un logement ordinaire en France métropolitaine (en excluant les sans-abris et les logements mobiles). Ainsi, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, fixé à 1 288 euros net par mois (soit 60 % du revenu médian). Les familles monoparentales, les enfants mais aussi les chômeurs sont particulièrement exposés. Après un recul en 2022, le taux de pauvreté des familles monoparentales est en forte hausse avec 2,9 points en 2023, entraînant mécaniquement une hausse de la pauvreté chez les enfants de moins de 18 ans (21,9 %, + 1,5 point). L’arrêt des aides exceptionnelles versées à une partie importante de ces familles (indemnité inflation, primes) et la revalorisation en deçà de l’inflation des allocations logement sont une des répercutions néfastes sur leurs conditions de vie. Le taux de pauvreté des chômeurs augmente de 0,8 points et atteint 36,1 % de cette population. La réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur en février 2023, réduisant la durée d’indemnisation de 25 % pour les nouveaux entrants a été un facteur contribuant à cette aggravation. La pauvreté touche aussi les travailleurs indépendants avec 19,2 % tous secteurs confondus (+ 0,9 %) et les personnes seules (20,3 %). La part de pauvreté des actifs de 18 ans et plus se situe autour de 10,4 % (9,7 % en 2022). Quant aux retraités, si la hausse du taux de pauvreté est inférieure aux autres populations, il n’en demeure pas moins que 11,1 % des retraités sont pauvres, soit près de 1,9 millions de personnes. Une très grande pauvreté dans les régions ultramarines ! Les départements et territoire d’outre-mer sont les plus durement touchés par la grande pauvreté. Selon les données de l’Insee de 2021 et le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités de 2025, les taux de pauvreté sont colossaux : 77,3 % à Mayotte, 53 % en Guyane, 34,5 % en Guadeloupe, 36,1 % à La Réunion, 26,8 % en Martinique… La grande pauvreté est 5 à 15 fois plus fréquente dans ces départements qu’en France métropolitaine. Elle y est aussi beaucoup plus intense. Dans les 4 DOM historiques (Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion), les familles monoparentales, les personnes sans emploi ainsi que les retraités sont particulièrement touchés. Outre sa dimension monétaire, la caractéristique majeure de la grande pauvreté par rapport à des situations moins aiguës de pauvreté est la fréquence de privations, y compris pour des besoins fondamentaux comme la nourriture ou l’habillement. Une hausse des inégalités qui se poursuit. La moitié des personnes sous le seuil de pauvreté vit avec moins de 1 041 euros par mois. Un chiffre d’autant plus préoccupant qu’il coïncide avec une hausse des inégalités de niveaux de vie, comme le souligne le rapport. Selon l’étude, les 20 % les plus modestes perçoivent 8,5 % de la somme des niveaux de vie et les 20 % les plus aisés, 38,5 %, soit 4,5 fois plus. Même après redistribution, les inégalités persistent : les niveaux de vie des 30 % les plus modestes diminuent, tandis que les 10 % les plus aisés voient leur niveau de vie croître de 2,1 %. À noter également que dans ce contexte, les classes dites moyennes ne sont pas épargnées et bon nombre d’entre elles voient leur niveau de vie reculer. 12,7 % de la population serait en situation de privation matérielle et sociale en 2024. La privation matérielle et sociale, définie au niveau européen, approche la pauvreté de façon différente de la pauvreté monétaire. Elle s’attache à évaluer l’incapacité pour des personnes à couvrir des dépenses de la vie quotidienne. En 2024, 12,7 % de la population métropolitaine vivant dans un logement ordinaire est en situation de privation matérielle et sociale. Ces personnes ne peuvent pas, pour des raisons financières, couvrir les dépenses d’au moins cinq éléments de la vie courante sur une liste de treize (pouvoir chauffer son logement, acheter des vêtements neufs, se nourrir correctement, partir en vacances une semaine…). Capitalisme sous perfusion, citoyens sous pression. Pour Force Ouvrière, dans un contexte de crise économique et face à une dette publique qui a augmenté, le Premier ministre veut imposer un plan de restrictions budgétaires. Celui-ci prévoit une « année blanche » sur l’ensemble des prestations sociales, minima sociaux et pensions, le doublement des franchises médicales, le gel du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG, la suppression de jours fériés ainsi que la remise en cause de la 5e semaine de congés payés. L’objectif affiché est de réaliser 40 milliards d’euros d’économies dès 2026. Ce nouveau rapport officiel démontre, si besoin en était, que les inégalités et la fracture sociale entre les populations les plus vulnérables ou modestes et celles des plus aisés (les plus riches) ne cessent de s’accroître ! Or, et c’est un paradoxe, cette année encore, les entreprises ont reçu près de 200 milliards d’aides ou d’exonérations sans contrepartie ! Concernant celles du CAC 40, de 2017 à 2024, elles ont cumulé 858 milliards de résultats et reversé 549 Mds à leurs actionnaires. Dans le même temps, elles ont bénéficié de 498 Mds d’allégements et exonérations de cotisations sociales ! Nous sommes dans un capitalisme sous perfusion, financé par l’argent public ! Dans ce contexte, nous nous devons de combattre toute injustice sociale et rappeler à ceux qui nous gouvernent, le fondement de la création de notre Sécurité Sociale en 1945 : « Garantir à chacun, qu’en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. » Combattre la pauvreté C’est agir pour réduire les inégalités sociales et culturelles, c’est considérer la vie humaine comme une richesse bien plus importante que le capital, c’est permettre à chacun de s’émanciper dans la vie, d’avoir un travail qualifiant et un salaire lui permettant de vivre décemment, c’est combattre toute forme de souffrance. […]
INTERNATIONAL
22 octobre 2026FO a appelé à l’euro-manifestation du 20 octobre 2026 à Strasbourg, aux côtés de la Confédération Européenne des Syndicats, pour s’opposer au projet de 28ème régime (EU Inc.), présenté par la Commission européenne en mars 2026. Cette « directive Bolkestein 2.0 » permettrait aux entreprises de contourner les droits du travail, conventions collectives et fiscalités nationales, notamment via des sociétés boîtes aux lettres et des salariés « hautement mobiles » en télétravail pouvant être payés au salaire minimum bulgare (620 € brut/mois) tout en travaillant en France. La mobilisation de FO avait déjà porté ses fruits dès décembre 2025 en obtenant le retrait de la proposition la plus dangereuse, la désapplication intégrale du droit du travail national. Les euro-manifestations de Madrid (18 juin) et de Bruxelles (24 septembre), ont fait reculer le Conseil et permis d’introduire des garanties : priorité au droit du travail du pays d’exécution, maintien du principe d’activité réelle, application de la directive révisée sur les CEE et renforcement des inspections du travail et de l’Autorité Européenne du Travail. Il restait donc à sécuriser ces acquis jusqu’au vote du Parlement européen du 20 octobre et à repousser les tentatives du patronat européen d’élargir le dispositif. Bien que le vote soit reporté, la Confédération Force Ouvrière, présente avec son secrétaire confédéral en charge de l’international, Branislav Rugani, une forte délégation FO a rappelé devant une foule de manifestants le danger de ce nouveau régime : « Trop c’est trop ! Non à la déréglementation ! Non au dumping social ! » Lire Euro-manifestation : Une journée de protestation à Strasbourg […]
8 septembre 2026En France le principe d’égalité salariale est inscrit depuis 1972 dans le code du travail. Plusieurs lois ont depuis renforcé ce sujet « à travail égal-salaire égal ». Malheureusement, les inégalités subsistent. Aujourd’hui, la transparence salariale n’est plus une option, mais une obligation européenne : avec la directive 2023/970, la France doit enfin résorber les écarts de rémunération entre femmes et hommes. Un enjeu de justice sociale, mais aussi un levier pour briser les tabous et rééquilibrer les pouvoirs dans l’entreprise. Reste à savoir si le projet de loi, attendu en Conseil des ministres le 9 septembre, sera à la hauteur des attentes. Après la transposition à droit constant de la Convention 190 contre la violence et le harcèlement, la France démontre une fois de plus qu’elle n’a pas la volonté de faire progresser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle répond ainsi aux desiderata du Medef faisant tout pour retarder la transposition de la directive de l’UE sur la transparence salariale (via un omnibus). La date limite de transposition de la directive était fixée au 7 juin 2026 avec le déclenchement des procédures d’infraction par la Commission européenne. Sur le plan pratique, la fenêtre législative va se refermer avec un agenda parlementaire chargé d’ici la fin de l’année et l’arrivée des élections présidentielles du printemps 2027. Pour autant, les négociateurs FO (européens et nationaux) confirment que pour la première fois en France, une concertation exigeante avec l’ensemble des interlocuteurs sociaux s’est tenue sur la transposition d’une directive de l’Union Européenne dans le champ social. C’est un précédent qui contribue à renforcer le dialogue social et qui doit servir d’exemple pour la transposition des autres directives sur la table ou à venir, comme celle sur les travailleurs de plateforme dont l’échéance arrive en décembre 2026. La partie législative n’est que la partie émergée de l’iceberg et donc un long travail s’annonce sur la partie réglementaire et sur l’accompagnement des travailleurs et des entreprises dans l’application effective des mesures découlant de la directive. FO est prête à s’engager dans les concertations à venir pour parvenir au meilleur texte possible et faire avancer l’égalité salariale et plus généralement l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en France.  Force Ouvrière estime que le projet de loi sur la table va dans la bonne direction et reprend plusieurs revendications exprimées par FO dans le cadre des concertations. Des points de vigilance subsistent néanmoins… Quels impacts dans nos branches d’activités ? Concernant Orange, la rémunération repose sur un mix entre décisions managériales individuelles (augmentations individuelles, promotions, part variable) et des dispositifs collectifs issus des campagnes salariales et accords sociaux. Les dispositifs existants (grilles internes, accords de branche, classifications) encadrent principalement les minima de rémunération et la structure des niveaux, mais ne permettent pas de refléter de manière transparente les rémunérations individuelles effectivement pratiquées. Donc oui, le projet ne pouvait être reporté et oui, les inégalités doivent cesser… Concernant la Poste, nous constatons des écarts de rémunération (jusqu’à 7.5%), une sous-représentation féminine ainsi que trop de dispositifs correctifs (plafond de verre encore présent, concentration masculine dans certains niveaux hiérarchiques). Sur le projet de texte deux points : L’obligation de discrétion des membres de la délégation du personnel du comité social et économique à l’égard des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération devra être abrogée car des indicateurs prévoient au contraire une publicité obligatoire par l’employeur sur son site, sauf dans les cas très limités où la rémunération des agents concernés pourrait être déduite. FO Com obtient la suppression des articles L. 311-2-1 et L. 311-2-2 du code général de la Fonction Publique, relatifs respectivement à l’information des candidats à un emploi public sur la rémunération initiale et à l’interdiction de demander l’historique de rémunération ; en effet, rien n’empêche l’entreprise de recourir demain à des emplois publics. Pour information, pour compenser les inégalités salariales, Orange engage près d’un million et demi d’euros et La Poste près de 750 000 euros. Le projet de directive devrait obliger à regarder plus finement ce qui se passe métier par métier avec une communication des écarts réels, un droit d’information pour les salariés, l’obligation de corriger les écarts et une information consultation du CSE sur les résultats. Parallèlement à ce renforcement des indicateurs, nous misons sur une analyse commune du handicap (9,76% de Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi en 2024) et de l’égalité professionnelle. La future transparence devrait intégrer les femmes en situation de handicap, les aidantes, les salariées à temps partiel et les salariées revenant d’absences longues. A l’issue des concertations, FO est satisfaite (avec des réserves) des points suivants : Pas de nivellement par le bas du champ d’application du nouvel Index dans le privé La création d’un nouveau droit à l’information et consultation du CSE et un soutien effectif à la négociation collective pour l’égalité salariale L’incitation à négocier au niveau de la branche pour les « catégorisations » de travailleurs exerçant un travail égal ou à valeur égale Le renforcement du volet pénal et des sanctions pouvant aller jusqu’à 2% de la masse salariale Le renforcement du droit à l’indemnisation des victimes Des conditionnalités sociales pour les marchés publics Les points de vigilance et les points à améliorer Les points de vigilance pour FO sont les suivants : Flou sur le champ d’application et retard dans l’application de la directive dans la Fonction Publique Risque de dilution de la responsabilité de l’employeur dans celle du CSE aux moyens déjà limités Notion de « demandes abusives » risquant de dissuader les travailleurs d’exercer leur droit Renvoi important aux décrets brouillant la visibilité sur l’application effective des mesures législatives Droit d’être représenté par une « association » dans la Fonction Publique pour contourner les syndicats ! Le renvoi à de trop nombreux décrets (et qui tardent souvent à paraître malheureusement). La suite législative Chaque instance a rendu son avis (favorable, défavorable ou assorti de réserves) en CNNCEFP (Commission Nationale de la Négociation Collective, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) le 18 juin, en CCFP (Conseil Commun de la Fonction Publique), en comité des textes statutaires à La Poste le 17 juin, en CQSO (Comité des Questions Statutaires d’Orange) le 22 juin ainsi qu’un avis écrit au HCE (Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes) pour le 26 juin. L’avis reste consultatif : il ne lie pas le Gouvernement, mais il fait partie du dossier officiel qui accompagnera le texte. Le ministère peut encore modifier le projet à l’issue de cette consultation. Transmis au Conseil d’État et inscrit en Conseil des ministres, il sera ensuite déposé au Parlement, examiné par les commissions, puis débattu à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les quatre questions à se poser ou le vrai débat dans l’entreprise Quels seront les droits effectifs des représentants du personnel ? Auront-ils accès à des informations réellement exploitables pour identifier les écarts de rémunération ? Comment sera défini un « travail de valeur égale » ? Une définition trop restrictive limiterait fortement la portée de la réforme. L’index Egalité devrait disparaître après transposition, comment garantir qu’il n’y aura pas de rupture de continuité entre les deux dispositifs ? Comment sera déclenchée l’évaluation conjointe des rémunérations ? Quels indicateurs, quels délais, quelles suites seront données lorsqu’un écart injustifié est constaté ? Force Ouvrière soutient fermement la directive européenne sur la transparence salariale, mais exige une transposition ambitieuse et des garanties concrètes pour éviter que le texte ne devienne un simple affichage. FO reste mobilisée pour des sanctions dissuasives, l’implication des syndicats dans le suivi et des mesures structurelles (grilles salariales, congé parental, etc.) pour réduire les écarts. Le projet de loi devrait être présenté en Conseil des Ministres le 9 septembre (pour une adoption avant l’élection présidentielle de 2027 et une promulgation au printemps 2028). […]
7 septembre 2026Pour certains dévots du libéralisme, le courrier déclinant, La Poste n’a plus de raison d’être, malgré ses missions de service public. Pourtant, le gouvernement charge cet été La Poste d’une mission exceptionnelle : mobiliser son réseau de facteurs pour repérer et protéger les personnes vulnérables (âgées, isolées) pendant la canicule, en appui des communes volontaires. Preuve s’il en est que notre réseau postal est indispensable car il est unique ! N’en déplaise à nos détracteurs tant inspirés par le Danemark ! Et nos facteurs sont encore plus méritants compte tenu des conditions de travail subies ! Cet été, loin du terrain, des incendies et de la sécheresse, l’Union européenne prépare sa réforme du secteur postal qui menace l’obligation de service universel (OSU), garantissant à tous un accès égalitaire au courrier et aux colis. Sous couvert de « flexibilité », les options proposées risquent de démanteler le service public, précariser les emplois et abandonner les territoires ruraux. FO Com, avec UNI Europa, sonne l’alarme : ces réformes ne moderniseront pas le service, elles le tueront. Après deux précédentes consultations, La Commission lance une enquête en proposant trois nouveaux scénarii. L’option 1 maintient un cadre minimal, mais insuffisant : elle n’inclut pas les colis dans l’OSU, alors qu’ils sont la seule source de revenus durable pour le réseau. Les options 2 et 3, en revanche, laissent chaque État décider seul de son service universel ! Résultat : un nivellement par le bas, l’exclusion des zones rurales, et une précarisation généralisée. Au Danemark, une déréglementation similaire a conduit à l’effondrement du secteur postal. La réforme envisage aussi de réduire la fréquence de distribution à 3, voire 1 jour par semaine. Cela signifierait la suppression de tournées avec des conséquences sur le développement des activités concurrentielles, des fermetures de bureaux de poste et des pertes d’emplois massives (10% de tournés supprimées équivalent à 5000 emplois). Les zones rurales seraient les premières abandonnées. FO Com exige le maintien des 5 jours de distribution, avec des exceptions limitées et négociées. Autre menace : la généralisation des relais colis ou pickup au détriment de la livraison à domicile. Sous prétexte de modernisation, cette mesure exclurait les personnes âgées, handicapées ou en exclusion numérique, et précariserait les emplois via la sous-traitance. Nous exigeons que la livraison à domicile reste un droit, surtout pour les publics vulnérables. Enfin, la Commission veut supprimer l’annexe I, qui définit une méthodologie transparente pour calculer le coût net de l’OSU. Sans elle, les États pourraient bricoler leurs propres calculs, sous-estimer les coûts réels et faire pression sur les salaires. FO Com demande une méthodologie européenne harmonisée, incluant le coût de l’emploi décent et des conventions collectives. Nous défendons l’idée qu’il faut élargir l’Obligation de Service Universel aux colis, maintenir les 5 jours de distribution, garantir la livraison à domicile, renforcer la résilience et assurer un financement solidaire par l’acquisition d’une licence d’opérateur. Le service postal n’est pas une marchandise. Mobilisons-nous pour le défendre ! #SauvonsLaPoste #NonÀLaPrécaritéPostale […]